
Dernières chroniques
10/06/2008
Au Panache !!!
Quel rallye !!! J’avais dit avant la course que le rallye allait se jouer sur la première étape et je ne m’étais pas trompé.
Parti sur un très bon rythme dans la première spéciale qui était nouvelle pour tous je voulais faire la différence… mais un gros tête à queue à haute vitesse, consécutif à une crevaison lente, est venu gâcher mes espoirs. Déjà du temps de perdu mais c’était sans compter sur une deuxième crevaison lente sur le routier !!! Une satané épine de buisson qui traînait là sur la route, prête à venir se loger dans mon pneu… Avec Nico on a alors passé la roue à l’arrière, mis 4 kilos de pression et prié pour que ça tienne le plus longtemps possible sur les 25 kms de l’ES2 ; et ça a tenu à peu près !!! On a fini sans air mais surtout en limitant les dégâts face à la concurrence qui en a profité pour prendre le large. La Galère n’étais pas terminée ; 60 kms nous séparaient de la spéciale N° 3 dans la ville de Limoges, alors grâce à la solidarité du trophée BF Goodrich, Patrick Rouillard nous a passé sa pompe à vélo pour que l’on regonfle la roue tous les 10kms afin de ne pas trop détériorer notre pneu malade…
Dans Esther, cette spéciale en ville, il a fallu de nouveau prendre notre mal en patience et accepter de se faire battre. De retour à l’assistance, toute l’équipe MSR contrôle la 306, remet des pneus neufs et gaz pour la spéciale de nuit. 23 kms sans rien lâcher et le meilleur temps du trophée à la clé, associé à un 3ème temps scratch.
Une courte nuit de sommeil, pour ne pas perdre le rythme, et là, la magie d’une osmose parfaite copilote, voiture, ouvreurs, team et pilote a opérée. Je ne détaillerai pas les spéciales une par une car toute la journée du samedi a été identique, chaque virage était un défi pour refaire notre retard de 26 secondes sur le leader Eric Mauffrey. Scratch après scratch dans le trophée nous sommes revenus au départ de l’ultime spéciale à 6,4 secondes de la tête. Tout était possible sur les 36 derniers kilomètres. Seul bémol : les pneus ; et oui : en ayant crevé deux fois la veille, plus l’usure de la roue de secours, on n’avait plus un pneu ; enfin si : un neuf et son copain qui était lui à 50% d’usure ; autant dire que l’équilibre de notre 306 Maxi était loin d’être parfait, mais qu’importe cette journée on l’a faite au mental.
5, 4, 3, 2, 1, GO : c’est parti, on roule au-delà de certaine limite, à mi-spéciale les notes que me chante Nico ne sortent plus de sa bouche mais de ses tripes et le panneautage nous indique 5 secondes d’avance ; alors on a continué à attaquer jusqu’à ce freinage retardé comme tous les autres mais là, le pneu le plus fatigué a bloqué et vu que je roulais sans marge j’ai dû me résoudre à un tête à queue plutôt que de tenter de passer et finir cette remontée folle dans un arbre. Au bout du compte il nous a manqué 11,9 secondes pour avoir la première place entièrement méritée d’Eric Mauffrey, mais c’est le sport. Ce week-end à Limoges on était là et bien là, alors aujourd’hui je pense déjà au Rallye du Rouergue, prochaine épreuve où j’espère inverser la tendance.
En attendant on est toujours en tête du Trophée BF Goodrich, seconds du championnat de France des Rallyes avec notre 306 Maxi, et leaders du Championnat Team. De quoi être pleinement satisfaits.
Dans trois semaines, j’ouvrirai le rallye du Brionnais avec la Clio RS du groupe Thivolle, une très bonne occasion de communier avec les lieux qui m’ont fait tomber amoureux de ce sport.
Sportivement
Arnaud Augoyard.
02/06/2008
Poursuivre sur notre lancée
Forts de deux podiums sur les deux premiers rallyes du championnat de France, le rallye du Limousin constituera pour nous une opportunité de confirmer et de poursuivre un parcours exemplaire.
Au volant de la 306 du Team MSR by GBi.com nous aurons à parcourir de très longues spéciales rapides allant de 15kms à 36kms ; l’endurance et la fiabilité seront les maîtres mots du week-end. Espérons que mes problèmes au dos survenus en Alsace nous laissent tranquilles…Autre facteur important, la météo jouera de nouveau un rôle primordial : j’aimerais un week-end ensoleillé pour exploiter à 100% les capacités de la 306 Maxi, mais…
Ces terres limousines sont celles de notre structure GBi .com, son représentant Jean Charles Beaubelique viendra fortifier les rangs du Team qui est actuellement en tête du Championnat. Ce serait pour nous une fierté de leur ramener, ainsi qu’à nos nombreux partenaires, de nouveau de gros points dans l’optique du Championnat.
Je compte sur vous pour suivre notre rallye en direct sur le sitewww.ffsa.org pour suivre la course en direct, et dès la semaine prochaine vous pourrez vivre notre week-end en photos et vidéos sur notre site
Sportivement.
Arnaud Augoyard.
22/05/2008
Arnaud AUGOYARD plus fort que le mal !
Après la spéciale spectacle disputée le vendredi soir sur le Champ de Mars à Epinal, les choses sérieuses commençaient réellement le samedi matin pour les concurrents du rallye Alsace-Vosges. Les 11 kilomètres du Col de la Charbonnière allaient donner une première tendance de la hiérarchie.
C’est les larmes aux yeux qu’Arnaud AUGOYARD franchissait la ligne d’arrivée de cette spéciale « depuis le début des reconnaissances j’ai de fortes douleurs dans le dos. Grâce à Eric MAUFFREY, j’ai pu consulter vendredi après-midi l’ostéopathe de l’équipe de hockey d’Epinal qui m’a soulagé, mais chaque appui me fait terriblement souffrir ». L’équipe Phenix Motorsport se posait alors la question s’il était raisonnable de continuer… Au fil des kilomètres, Arnaud allait surmonter sa douleur jusqu’à l’oublier, en même temps que les chronos allaient en s’améliorant. Un deuxième temps du Trophée BFGoodrich dans le premier passage de Corcieux récompensait son courage.
La deuxième boucle s’annonçait prometteuse. Après un passage « chaud » au sommet du col de la Charbonnières « l’auto est partie en glisse des 4 roues », le pilote maconnais réalisait le deuxième temps du classement promotion dans Moyenmoutiers, puis arrachait coup sur coup le meilleur temps dans Raids de Robache et dans Châtas. Il regagnait le parc fermé d’Epinal à la 7ème place du classement général et au pied du podium du classement Promotion—Trophée BGGoddrich, à 7 secondes et 3 dixièmes de la 3ème place occupée par Jean-Sébastien VIGION.
L’étape du dimanche allait tenir en haleine les suiveurs. Malgré un dos qui continuait à le faire souffrir, Arnaud s’avérait plus rapide que VIGION de 3 dixièmes de secondes dans le passage matinal de Tendon, puis réalisait le meilleur temps du Promotion sur les 27 kilomètres de Corcieux, reprenant 10 secondes supplémentaires au pilote de la Clio Maxi. Cela lui permettait de reprendre l’avantage et de grimper provisoirement sur la 3ème marche du Trophée BFGoodrich. En grignotant encore quelques poignées de dixièmes dans la spéciale d’Epinal et lors du deuxième passage dans Tendon, le pilote de la 306 Maxi couvée par l’équipe MSR se présentait au départ de la dernière épreuve chronométrée du rallye, nanti d’une avance de 9,5 secondes sur le pilote limousin. Tout le rallye allait se jouer là, sous la pluie qui commençait à tomber. Corcieux méritait une nouvelle fois sa réputation de juge de paix… Dès les premiers kilomètres, l’essuie-glace côté pilote refusait de remplir son rôle. Au prix d’une grosse attaque, VIGION remportait cette ultime épreuve chronométrée avec une avance de 9,1 seconde sur AUGOYARD. Le pilote Phénix Motorsport, bien secondé par son navigateur Nicolas BAUDIN, conservait la 3ème place du classement promotion pour... 4 dixièmes de secondes. Après plus de 200 kilomètres de course, l’écart donne une idée de l’intensité de la bagarre entre ces deux jeunes pilotes.
Ce résultat permet à Arnaud AUGOYARD de conserver sa place de leader du classement Promotion—Trophée BFGoodrich. L’équipe MSR by GBI.com fait quant à elle le plein au classement du Championnat de France par équipes dont elle garde le leadership.
Phénix MotorSport.
18/05/2008
Une Perf dans la douleur….
La Douleur, c’est certainement le mot qui résume ce week-end. Depuis les reconnaissances mon dos me faisait souffrir, mais vendredi matin au moment de me lever impossible, bloquer.
En urgence et grâce à Eric Mauffrey qui était le local de l’étape j’ai pu voir un ostéo qui m’a manipulé en me disant « cela ira mieux demain ou après demain mais il faut rester tranquille !! » Deux heures après j’étais dans la 306 maxi pour faire la spéciale spectacle !! Autant dire que le samedi matin je n’étais vraiment pas bien à l’heure d’entamer pour de bon le rallye. Nicolas (Baudin) s’est alors transformé en infirmière et même en psychologue pour m’aider à continuer.
Au fur et à mesure de la journée la douleur s’atténuait et les temps s’amélioraient. Classés 4ème du trophée BF Goodrich, il fallait alors remonter sur les 3 furieux devant (Ndlr : Mauffrey en tête devant Rouillard et Vigion) Les averses, mêlées aux éclaircies ne facilitaient pas la tâche mais avec une bonne équipe MSR, et de très précieuses informations des ouvreurs et suiveurs, le travail a été facilité. Sur-motivés, nous réalisons le second puis 2 meilleurs temps du trophée pour remonter à 7 secondes de JS Vigion samedi soir.
Dimanche Matin il restait 5 spéciales dont deux passages dans le « juge de paix » du rallye : la spéciale de Corcieux. Dans la première spéciale « Tendon » je reprends 0,5 secondes à JS Vigion, encore sur le podium du trophée ; dans la suivante, « Corcieux », on attaque pour faire le troisième temps scratch en reléguant notre adversaire à 10 secondes ; ensuite la spéciale en ville me donne encore 0,5 seconde de marge sur JS Vigion. Le second passage de Tendon porte notre avance à 9,5 secondes.
Un bien maigre pécule à gérer dans le dernier chrono de 27 kms, et cette dernière spéciale est devenue un calvaire quand le pluie s’est mise à tomber alors que notre 306 maxi était en pneus secs ; de plus les essuies glace ont renoncé à m’aider dans le bataille ; au bout de tout ça je n’ai pu être qu’admiratif devant le temps de JS Vigion qui me précède de 9,1 secondes, mais cela nous suffit pour garder notre podium !!!
Pour la seconde fois de l’année c’est le champagne qui conclu notre week-end. Encore une bonne opération dans les différents championnats auxquels nous sommes inscrits.
Prochaine manche du Championnat de France des rallyes au Limousin du 6 au 8 juin. D’ici là vous pourrez me retrouver au Rallye des Vins à Mâcon avec la Clio RS du groupe Thivolle en tant qu’ouvreur 000 ; pour info je passerai dans les spéciales 30 minutes avant la N°1.
Sportivement
Arnaud Augoyard.
22/04/2008
Rallye Lyon Charbonnières :
Séance d’essai transformée pour Arnaud AUGOYARD.
N’ayant parcouru en tout et pour tout que quelques dizaines de kilomètres au volant de la 306 maxi, Arnaud AUGOYARD abordait le Rallye Lyon-Charbonnières comme une séance d’essais grandeur nature. Disputée sous la pluie, la première étape s’avérait riche en enseignements « l’équation pneus / réglages n’était pas judicieuse. On apprend et voilà déjà une erreur que je ne commettrai plus à l’avenir »Des conditions climatiques plus clémentes permettaient aux suiveurs d’abandonner le ciré pour la deuxième étape. 85 % du parcours était concentré sur cette journée, de quoi accumuler des kilomètres et prendre ses marques avec la Peugeot, choyée par l’équipe MSR de Frédéric ANNE. Le pilote Phénix Motorsport haussait progressivement le rythme, sans prise de risque inutile. Au départ de l’avant dernière spéciale, Arnaud pointait à la cinquième place du classement général et à la deuxième place du trophée BFGoodrich, cinq dixièmes de secondes derrière Jean-Sébastien VIGION. Rien n’était joué ! « Avant le départ nous nous disions qu’une place sur le podium du Trophée nous comblerait. Jusque là, le contrat est rempli ». Secondé avec efficacité par Nicolas BAUDIN, le pilote mâconnais partait le couteau entre les dents, conscient que la course allait se jouer sur les 26 derniers kilomètres restants à parcourir. Un deuxième temps scratch dans Ternant sanctionnait une attaque de tous les instants, tandis que VIGION partait en tête à queue. Ne restait alors plus qu’à regagner l’arrivée des Sauvages en surveillant Nantet du coin du rétroviseur. Ce qui fut fait !Non content de remporter le Trophée BFGoodrich, Arnaud AUGOYARD monte sur la troisième marche de podium général derrière les deux WRC de Dany SNOBECK et d’Eric BRUNSON et engrange de précieux points pour l’équipe MSRbyGBI.com Arthritis, permettant par la même occasion à celle-ci d’occuper la tête du classement par équipes. Un bel essai transformé que n’aurait par renié Bernard LAPORTE, présent ce week-end sur l’épreuve.
Phénix MotorSport.
21/04/2008
Magique....
Ce mot résume notre week end au rallye Lyon charbonnières Rhône.
Magique pour définir la 306 Maxi du Team MSR by GBI, magique pour le plaisir que l’on a pris avec Nicolas au fil des spéciales et enfin l’ambiance sur le podium samedi soir à Charbonnière tout simplement magique, voir électrique !!!
Mauvaise pioche vendredi soir, à l’entame du rallye, alors que tout semblait annoncer de violents orages (la météo, le ciel noir), je décide de monter les pneus pluie et d’assouplir le châssis ; seul bémol : la pluie n’est jamais arrivée. La concurrence avait fait des choix divers et parfois meilleurs, la sanction ne s’est pas faite attendre, beaucoup de terrain perdu sur la tête du rallye.
Le samedi l’eau tombée dans la nuit était encore sur l’asphalte du Beaujolais, les conditions étaient délicates, mais les sensations étaient présentes. J’avais encore un peu de mal à trouver mes limites de freinage et surtout une constance dans l’effort. La solution a été trouvée à l’assistance de la mi-journée par la très volontaire équipe MSR.
Pour la deuxième étape de la journée j’ai pu m’appuyer sur toute l’expérience de Thierry Monnet et Cédric Huguennot mes ouvreurs, pour me donner des informations capitales sur l’état des spéciales. Avec une 306 qui avait retrouvé tout son potentiel au freinage et moi qui me sentais de mieux en mieux à son volant on a haussé le ton. L’habitacle s’est transformé en salle de concert, Nico m’a donné une partition sans faute et les temps sont tombés.
Notre bagarre était pour le trophée BF Goodrich qui est ouvert à toutes les voitures sauf les « WRC » Le leader a été retardé par des problèmes techniques, nous étions alors trois à espérer l’emporter au départ de l’avant-dernière spéciale groupés en moins de 3 secondes. Au prix d’une attaque de chaque instant nous réalisons le second temps absolu du rallye à 0,5 sec. Cette performance nous donnait un pécule de 11secondes sur nos poursuivants avant l’ultime spéciale. Très concentré je gardais cet avantage jusqu’au bout du rallye pour l’emporter devant Gilles Nantet et Yves Pezzuti pour le trophée BF Goodrich et je m’installais sur la troisième marche du podium Scratch, derrière Dany Snobeck vainqueur et Eric Brunson, tous deux en WRC.
C’est pour Nicolas, l’ensemble de mes partenaires et notre team une entrée rêvée dans ce Championnat pour une première.
A bientôt pour l’annonce de la suite du championnat.
Arnaud Augoyard.
17/10/2007
Rallye de France Tour de Corse - Arrivée....
Découverte, Joie et Satisfaction
Départ pour ma première manche mondiale, vendredi 5 octobre, direction Cunéo en Italie, pour effectuer 200 kms de test avec la Clio R3 sur l’asphalte. La journée terminée j’avais adapté la voiture à mon pilotage et repris mes sensations.
La suite passe par les reconnaissances du Tour de Corse, au volant de la Clio RS F1 Team du Groupe Thivolle. Premier changement de taille par rapport au Championnat de France : le nombre de passages est limité à deux et à 80 kms/h, le tout surveillé par un GPS embarqué. Ensuite l’émerveillement des paysages corses avec des routes qui peuvent être ultra sinueuses ou très rapides suivant les spéciales. La vigilance est de mise car les voitures ne sont pas les seules invitées sur la route : il n’est pas impossible de se retrouver en sortie de virage face à des vaches, des cochons ou des chèvres !
Jeudi matin shakedown, à ce moment là je prends toute la mesure d’une épreuve mondiale ; la route est très dégradée par le passage des WRC équipées de pneus ATS (anti crevaison). Il faut alors redoubler de vigilance pour ne pas commettre l’irréparable. Après trois passages, la Clio me parait très sous vireuse sur ces routes, et moi je dois me remettre dans le bain de l’asphalte en situation de course…
12H00 : conférence de presse FFSA équipe de France, l’occasion pour les trois équipages (Yoann Bonato – Benjamin Bouloud, Thomas Barral – Julien Rebut, Xavier Panseri et moi) d’être présentés à la presse ainsi qu’à de nombreux acteurs du WRC. Pour nous encourager : deux anciens membres de l’équipe de France : Nicolas Bernardi et Sébastien Loeb et pour nous embellir : Miss France…
L’après midi est consacré aux dernières mises au point avec l’équipe technique ainsi qu’à une séance photos.
Le soir : dernières corrections des notes à la vidéo et remise en forme physique par Seb, le kiné de l’équipe de France, avant d’entamer une nuit qui doit être dépourvue de tout stress...
Vendredi c’est le grand jour. La première spéciale est malheureusement annulée, conséquence du comportement irresponsable de quelques spectateurs décidément prêts à mettre leur vie en danger et par la même occasion l’avenir de notre sport…Les deux spéciales qui suivent se déroulent en demi teinte pour nous, le comportement de la voiture ne me plait pas, alors j’attaque, mais pas de façon naturelle.
De retour au parc service, nous tentons avec toute l’équipe de résoudre un sous virage qui pose problème à l’ensemble des pilotes, les routes Corse étant très exigeantes pour le châssis des voitures.
Second passage dans les trois spéciales matinales ; j’entrevoie une amélioration, je donne tout ce que j’ai en attaquant mais les temps ne sont pas à la hauteur de mes attentes. Malgré tout je pointe au 7ème du rang du classement Junior WRC sur les 17 équipages en course.
Samedi, 6 nouvelles spéciales sont à disputer. Lors de la première boucle nos temps s’améliorent sensiblement, et j’attaque toujours aussi fort. J’attends le déclic.
Au service de midi, l’équipe technique de LAD et RST change fondamentalement les réglages de la Clio, et trouve la solution : le temps de la spéciale suivante est excellent (3ème ), conforme aux attentes de chacun. Quelques kilomètres après le départ de l’avant dernière spéciale de la journée je commets une erreur et endommage le train arrière de la Clio, ce qui ne met pas en péril la suite du rallye ; l’essentiel est que l’on ai trouvé la performance. Le soir nous avons gagné une place au classement Junior.
Dimanche, ultime étape du Rallye de France qui compte 16 spéciales et 359 kms de chronos ! Le niveau de performances atteint le veille se confirme avec un temps à 2 secondes de la première Super 1600. L’alchimie voiture, copilote, pilote est là, le tout sur des routes mythiques, c’est du bonheur.
De retour sur le port d’Ajaccio, nous passons sur le podium final en ayant à nouveau grappillé une place, résultat 5ème du Junior WRC, 1er R3 et 1er de classe A7. Mon nom figure aujourd’hui au 14ème rang du classement du championnat du Monde Junior 2007 avec 4 points. Ce classement est très satisfaisant pour moi ; je n’ai commis aucune erreur majeure sur cette épreuve, cela je le dois à une grande équipe composée des techniciens et dirigeants de chez LAD et Renault Sport Technologies, l’encadrement de la FFSA, Xavier Panseri, l’ensemble de mes partenaires qui m’ont permis de monter ce programme ambitieux et à la Clio R3 qui, comme depuis le début de la saison, a été d’une fiabilité exemplaire.
Pour reprendre une célèbre expression du grand écran « tous ces amuses bouches m’ont mis en appétit …» et je rajoute « en 2008 je veux transformer l’essai »
Amicalement,
Arnaud Augoyard.
27/09/2007
Récit d’une grande thérapie,
« Quelques jours avant mon départ, je m’interrogeais sur ce que j’allais découvrir durant mon périple d’une semaine. Même avec une petite idée, j’étais bien loin du compte..>>
Arrivée Bucarest Buneasa 14h15 heure locale. Après le contrôle des douanes, ma première vision sur le monde extérieur est …des Logan.
Antoine Colette un compatriote Français immigré en Roumanie, est chargé de me récupérer pour me conduire chez Mach 1 Motorsport, la structure de George Grigorescu. Ce dernier a été champion national de rallye, il est aujourd’hui concessionnaire Renault, organisateur de la Dacia Logan Cup JOE et préparateur de la majorité des Renault qui courent en Roumanie ; en d’autres termes c’est Mr Renault Roumanie.
Le trajet de l’aéroport à Mach 1 nous fait traverser la capitale dans le sens Nord – Sud. On ne peut pas dire que j’ai été emballé par l’architecture, seuls quelques bâtiments ont survécu à l’histoire de ce pays. Pour le reste ce sont de grandes tours en béton. La circulation se fait au klaxon, et le danger arrive quand il faut traverser les voies du tramway pour rejoindre une artère principale !!! Malgré tout cela, conduire en Roumanie est plus plaisant que chez nous, on n’a pas la peur au ventre omniprésente de se faire ponctionner par les forces publiques, même si l’infraction ne faisait que fluidifier le trafic ou n’avait aucun caractère dangereux… Dans la dense circulation, on retrouve tout un panel de Dacia souvent personnalisées car à l’époque c’était la voiture de tout le monde, aujourd’hui on trouve les derniers 4x4 de ville, des sportives derniers modèles ou de luxueuses berlines.
Arrivé chez Mach 1 Motorsport, je rencontre George qui me fait visiter la structure : premier échange linguistique avec l’équipe, réglage du baquet de la Logan, installation de la caméra.
Il est déjà 17 heures, mon estomac de Frenchy me rappelle que je n’ai pas mangé, et au pays du sarmale (la spécialité culinaire locale) on mange quand on a faim et quand on a le temps, pas à 13h et à 20h ...
En soirée nous allons dans les rues de Bucarest prendre un verre. J’en profite pour me faire expliquer la vie Roumaine, et il faut suivre car le pays est en plein boom. Ces dernières années, le High-Tech, la grande distribution et le libéralisme ont envahi les grandes agglomérations roumaines, alors les habitants en profitent, peut être même avec excès, grâce aux organismes de crédits.
La suite du périple m’emmène à Brasov, en compagnie de George (Grigorescu) dans la Logan Cup. Les déplacements sont longs, le réseau routier est dépassé par la croissance fulgurante du pays. Sur la route on croise les premières charrettes de villageois : il est 23h, il fait nuit et les chevaux ne produisent pas d’électricité donc la prudence est de mise !!
Avant les premiers cordons des Carpates méridionales, j’aperçois des derricks, de moins en moins nombreux car le pétrole est de plus en plus bas.
Arrivé dans la montagnes, les routes se dégradent, il faut slalomer entre les trous, les bosses, les chiens errants et les charrettes, vigilance, vigilance !!
La nuit fut courte, mais l’accueil exceptionnel dans la maison familiale Grigorescu à Brasov. Le lendemain matin il faut continuer la route pour Cluj Napoca, la ville du rallye.
De l’autre côté des montagnes c’est la Transylvanie, de grands plateaux tout juste vallonnés, et parsemés de forêts. Arrivés à 40kms de la ville, George me fait bifurquer à Turda pour aller reconnaître la plus longue spéciale du rallye. La pluie s’est invitée, rendant la spéciale très rapide tracée au milieu des prairies, presque impraticable. Notre Logan étant chaussée de pneus terre il n’y aura aucun problème.
A la sortie de la spéciale nous nous rendons au PC course pour récupérer tous les documents nécessaires aux reconnaissances.
Le nombre de passages est limité à trois et les voitures (Mitsu, Sub, Dacia…), comme le veut la règle FIA, peuvent être équipées Gr.N (arceau, baquet, suspensions etc…)
Nous pouvons maintenant nous rendre sur les autres spéciales qui passent au cœur des vergers, la topographie ressemble un peu à celle que l’on peut rencontrer au terre de Provence mais le sol est très dur, très compact car ces chemins sont utilisés au quotidien par les voitures et les charrettes. Les reconnaissances m’ont permis de passer dans des villages retirés où je me suis arrêté pour ne penser à rien, faire le vide et apprécier une vie simple que je ne soupçonnais pas…
En soirée George me présente Edwin Keleti, le principal journaliste automobile Roumain. Ils me font connaître la cuisine Hongroise (Cluj Napoca étant l’ancienne capitale de l’empire Ostro Hongroie…) : soupe de bœuf et poulet au paprika.
Jeudi : reconnaissance des deux autres spéciales, atypiques de par leur rapidité, avec quelques jumps qui n’ont rien à envier à la Finlande. Je me suis contenté de 2 passages pour que Georges puisse se rendre sur le shakedowns avec ses clients.
Pendant ce temps j’ai visité le centre ville de Cluj, beaucoup plus jolie que Bucarest : on trouve des bâtiments anciens avec beaucoup de couleurs, le tout moins pollué visuellement que Bucarest où des kilomètres de câbles électriques vétustes et obsolètes restent accrochés aux poteaux.
Vendredi matin après avoir été rejoint par Nicolas Baudin et « Babas » je fonce à la conférence de presse.
14 heures, départ du rallye : 42 équipages pour 125 kms de chrono répartis en 11 spéciales dont 3 pour la journée du Vendredi.
Ma première invitée VIP sera Irina une journaliste de la chaîne Real TV. Nous nous élançons pour les 2 première spéciales, Bogdan Stanoiev le leader de la catégorie débutant me précède à chaque fois…
Arrivé au départ de la super spéciale, stupéfaction, une foule inimaginable se presse autour du circuit en parallèle, la télévision est là pour retransmettre en direct la super spéciale à une heure de grande audience, et un des plus grands groupes de musique Roumaine est prêt à enflammer la ville à l’issue du show, le tout gratuitement !!!!!!!!!!! Alors je pars et j’essaie de faire le plus beau spectacle possible, 2 roues, glisses, et le public est conquis.
Courte nuit de nouveau, il faut dire que le mot dormir en Roumanie n’a pas le même sens que chez nous, c’est comme manger on fait ça quand on a le temps. La journée du samedi est la plus longue alors je suis décidé à rouler le plus vite possible sans note pour essayer de devancer Bogdan.
Mon copilote matinale est Victor, un député de la République, leader de son parti, il est passionné de rallye et va disputer la Dacia Logan Cup en 2008 aux côtés d’Edwin (le journaliste), s’en suit Ioana le responsable des relations presses pour Dacia et enfin Patricia la fille de George qui s’est efforcée de me donner les notes en Français sans aucune erreur.
En fin de journée j’avais réalisé l’intégralité des meilleurs temps dans le cadre de la Logan Cup.
La remise des prix s’est déroulée dans le plus grand Club de Cluj avec les vidéos du rallye, ambiance assurée ; je me suis même lancé dans un discours en Roumain pour remercier Georges et son équipe.
Le lendemain nous avons fait le chemin du retour à Bucarest. Sur la route nous avons visité le village de Sighisoara une vieille ville fortifiée où nous avons mangé dans la maison de Vlad Dracul le père du légendaire Vlad l’Empaleur (Dracula).
La rentrée dans Bucarest me rappelle que l’avion est dans quelques heures. Cette semaine sera pour moi ma première expérience à l’étranger mais quelle expérience !! »
Arnaud Augoyard.
26/09/2007
Le Championnat Roumain des rallyes - Rally Avram Iancu
Ayant reçu l'invitation de me rendre en Roumanie pour ouvrir l'avant dernière manche du championnat sur une Dacia Logan version Cup, me voilà arrivé sur l'aéroport international de Bucarest. Comme j'ai participé à la mise au point de la Logan Cup, j'étais très curieux de voir ce que cela donnait sur les spéciales roumaines.
J'ai été accueilli par monsieur George Grigorescu, ancien champion national et concessionnaire Renault, qui par sa société Mach1 Motorsport importe les kit, organise la Coupe Dacia Logan JOE, prépare la plupart des voitures et prépare la majorité des Renault qui courent en Roumanie. Dans un premier temps j'ai visité les ateliers de Mr. Grigorescu, ou j'ai rencontré un compatriote - Antoine Colette, qui supervise l'organisation de la société et de la Coupe. On est partis pour Cluj, une belle ville à 420km nord ouest de Bucarest, pour la 9ème manche d'un championnat très disputé, car encore trois pilotes se battaient pour le titre. Il faut dire que le championnat et moitié asphalte, moitié terre. La seule chose étrange est qu'il y a une dispute entre l'ancienne fédération (qui détient les droits FIA) et la nouvelle, qui organise depuis trois saisons le seul championnat de rallye, mais qui est pas encore reconnue par la FIA. Le plateau que j'ai trouvé à Cluj était de bonne qualité (une vingtaine de Mitsu et Sub de Gr.N, des C2R2, Clio RS, et autres logan version Cup) avec 42 voitures au départ. Il y a même quelques pilotes étrangers au départ: 1 italien, 1 allemand et 1 grecque.
Les voitures sont très belles, elles proviennent de tous les plus grands préparateurs européens. Au programme du rallye 11 spéciales sur un total de 126,5 km. La surface est bien différente de ce que l’on trouve en France, avec des routes qui seraient pour nous des chemins de terre bien compactes au niveau de la densité. Je n'insisterai pas sur la lutte au sommet, mais je vais parler un peu de la Coupe Logan. Sur les 8 rallyes précédents, ils ont eu entre 5 et 11 voitures au départ, et jamais une casse technique!
La voiture est vraiment solide et très amusante à piloter, même si il lui manque une vingtaine de chevaux pour être plaisante dans les montées. Sur les bosses elle reste très bien équilibrée, et elle réagit parfaitement aux freinages du pied gauche ou aux transferts des masses.
J'ai eu dans le baquet de droite quelques invitées VIP, entre autres un député de la République très passionné et qui courra l'année prochaine en copilote sur la Logan de Edwin Keleti « le » journaliste automobile de Roumanie. Autre VIP, Irina elle est journaliste pour la chaîne Réal TV et vivez ce moment pour préparer son reportage, Ioana quand à elle est la responsable relation presse pour Automobile Dacia et enfin Patricia la fille de Mr Grigorescu qui m’a donné les notes en Français sans aucune erreur.
L'atmosphère a été vraiment super sympa, les temps étaient au rendez-vous ainsi que le spectacle retransmis en direct sur une chaîne leader de la TV roumaine. La médiatisation est accrue, l’organisation n’a rien à envier à nos épreuves nationales…
De retour en France je me prépare pour le Rallye de France Tour de Corse…
Amitiés
Arnaud Augoyard.
03/09/2007
Terre des Causses - Arrivée
Pour la reprise du Championnat de France Terre c’est une fort belle région que je découvrais. Arriver à Villeneuve au cœur de l’Aveyron j’ai été émerveillé par la terre rouge, les murets en terre sèche et l’architecture local, mais le tourisme n’était pas là ma préoccupation pour ce week-end.
Place à la course et à la découverte des spéciales assez variées. Des passages pour le moins techniques au milieu des bois et à l’inverse de longues lignes droites avec des sommets aveugles, des courbes rapides le tout parsemé de carrefours où les freinages sont cruciaux.
L’entame du rallye m’a été difficile pour trouver le bon rythme sans connaissance du terrain et très vite "les Manu’s Guigou et Gascou" faisaient parler l’expérience primordiale sur ce rallye. Après les trois premières spéciales nous étions avec Xavier Panseri 3ème du classement 2 roues motrices, juste devant Cédric Robert.
Sur la seconde boucle je reprenais la seconde à place à Manu Gascou avant de tout perdre dans l’ES6, la faute à un concurrent reparti juste devant nous après avoir crevé. Bilan 20 secondes de perdues et 2 places au Classement. Samedi soir toute l’équipe LAD et Renault Sport on parfait les réglages de la Clio pour l’adapter aux spéciales du Dimanche, la voitures était alors plus facile à conduire, les résultats arrivés d’eux même, 2 spéciales et 2 meilleurs temps, pour repasser second à 19 secondes de Manu Guigou en proie à un problème mécanique.
Avant dernière spéciale, un freinage optimiste me faisait perdre 13 secondes, bilan au départ de l’ultime chrono, Cédric Robert me précédait de 4,3 secondes et au prix d’une grosse attaque nous le devançons de 4,6 secondes ce qui nous sort vainqueur de ce duel pour 0,3 secondes !!! cela associé à une 8ème place au classement général.
Ce fut de nouveau un week end magnifique au volant de la Clio R3 LAD, je remercie mes partenaires qui me permette de vivre tous ces moments magiques à la pointe de la compétition.
Sportivement
Arnaud Augoyard.